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Analogique, numérique, conversion, enregistrement et reproduction : de l’importance de la chaîne du son.

La question qui revient le plus souvent quand on nous demande conseils pour acheter du matériel, est de savoir si l’achat d’un appareil haut de gamme va réellement améliorer la qualité sonore des productions ?

C’est aussi savoir si on va réellement entendre la différence entre un modèle hors de prix par rapport à un autre plus abordable ?

Aujourd’hui Sismic lève le voile sur des questions concernant l’insertion d’un nouvel équipement dans sa chaîne.

Tout d’abord il convient d’expliquer ce qu’est la chaîne du son.

La chaîne du son est la somme de tous les équipements d’un studio mis bout à bout depuis la prise de son, jusqu’à la reproduction.

A l’heure où beaucoup d’appareils proposent du tout en un, il est difficile de différencier les nombreux maillons de la chaîne; par soucis de simplicité et de visibilité, voici la liste des principaux équipements qui constituent une chaîne d’enregistrement et de mixage classique, par ordre chronologique :

 

1ère Etape : La prise de son

1 – Captation du son : Micro(s) / Boites de direct (DI) pour les instruments (synthés/guitares/basses)

 

2 – Préamplification du signal : Préampli micro et/ou instrument

 

3 – Traitement optionnels : Egaliseur / Compresseur

 

 

2ème Etape : L’enregistrement

1 – Conversion analogique/numérique : Convertisseur A/N

2 – Interface de liaison avec l’ordinateur : interface audio (plus communément appelé carte son)

 

 

 

 

3 – Enregistreur numérique : Logiciel d’enregistrement sur disque dur

 

3ème Etape : Le montage/mixage

1 – Montage : Logiciel séquenceur (qui est souvent le même que pour l’enregistrement)

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2 – Traitements : Egaliseurs / compresseurs (analogiques ou numériques)

 

3 – Effets : Effets temporels / effets de modulations (analogiques ou numériques)

 

4 – Conversion numérique/analogique : Convertisseur N/A (souvent le même que pour la prise de son)

 

 

5 – Mixage/Sommation : Table de Mixage / Sommateur

 

6 – Reproduction : Enceintes

 

 

 

 

Maintenant que nous avons distingué les différents maillons de la chaîne, il y a une notion qu’il est impératif de maîtriser : pour que la qualité finale de la production soit la plus efficace, il faut que la chaîne soit la plus cohérente possible.

La métaphore est facile, cependant un seul maillon faible peut briser la qualité de toute une chaîne, et en partant de ce principe, tout en remontant la chronologie de notre liste :

– une bonne paire d’enceinte ne fera jamais mieux sonner un mauvais mixage

– un bon mixage ne fera jamais mieux sonner une mauvaise prise de son

– une bonne prise de son ne fera jamais mieux sonner un mauvais instrument

Et pour aller encore plus loin dans ce raisonnement : le studio le mieux équipé du monde ne pourra pas donner du talent à des musiciens qui n’en ont pas !!

Dans ce sens il y a une chose que beaucoup de musiciens oublient quand ils équipent leur studio : l’acoustique de la cabine dans laquelle ils vont enregistrer et/ou mixer.

C’est même la base de toute chaîne : comment réaliser une prise de son de qualité dans une pièce qui résonne, qui réverbère, ou qui est mal isolée des bruits extérieurs ?

Comment écouter et mixer ses productions dans ces mêmes conditions, ou encore dans une pièce non corrigée qui va fausser la référence d’écoute ?

 

 

Autre élément qu’on a tendance à oublier : les câbles.

Cela peut paraître d’une logique à toute épreuve, mais les câbles sont ce qui va transporter le son entre tous les étages de la chaîne, il est donc impensable d’utiliser des câbles de mauvaise qualité pour relier de bons périphériques !!

D’ailleurs pour tous les sceptiques du câblage qui n’ont jamais eu l’occasion de faire de test, un article est en préparation pour finir de vous convaincre !

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Il est important de préciser qu’il n’est pas non plus très utile d’insérer un matériel haut de gamme dans une chaîne qui ne l’est pas, la qualité de ce matériel se retrouvera dégradée par le reste de la chaîne.

Aucun intérêt par exemple d’acheter un micro haut de gamme Neumann U87 avoisinant  les 3000 euros si c’est pour le brancher sur un préampli micro d’entrée de gamme à 50 euros, cela donnera juste la fausse impression que c’est un micro surfait, ou que c’est trop cher pour ce que c’est, ou encore qu’on s’est fait arnaquer par le vendeur !

Pour finir, et pour répondre aux questions de départ : oui, l’achat d’un appareil haut de gamme est intéressant mais seulement s’il est inséré dans une chaîne cohérente, sinon on risque de ne pas avoir de différence notable avec un appareil plus abordable.

Et quand le budget ne permet pas d’investir dans une chaîne haut de gamme complète en une seule fois, il est tout de même conseillé d’investir dans des machines de la meilleure qualité possible et de parfaire sa chaîne petit à petit, maillon par maillon, en investissant sur le long terme, quitte à ne pas entendre une différence flagrante immédiatement.

 

A bientôt chez Sismic!